Médiathèque baha'ie

Analyse objective
de la nature non sectaire de la foi baha'ie

selon les critères définis par l'UNADFI
(Union Nationale des Associations
pour la Défense des Familles et de l'Individu)

EL



Sommaire

I. Choix et objectivit des critres
II. Tableau comparatif entre les critères sectaires selon l'UNADFI, et les principes baha'is
      1) A la tête du groupe, un leader charismatique tout puissant
      2) Un groupe à forte structure pyramidale
      3) L'utilisation de méthode de manipulation
      4) L'obligation de la transparence
      5) Un rétrécissement de l'environnement intellectuel, culturel et relationnel
      6) La négation de l'identité de l'adepte
      7) Des conditions de vie déséquilibrantes
      8) Un détournement des but avoués
      9) Le rôle important de l'argent
Conclusion
Voir aussi La religion source de concorde et non de conflit



I. Choix et objectivité des critères

Ce document compare les caractéristiques des sectes à travers leurs agissements, selon des critères définis par l'UNADFI, avec les principes stipulés explicitement dans les Ecrits fondateurs de la foi baha'ie, dans le but de mettre en évidence sa nature non sectaire.

L'UNADFI (Union Nationale des Associations pour la Défense des Familles et de l'Individu) est agréée par le Secrétariat à la Jeunesse et aux Sports et par l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF). Cet observatoire national sur les sectes en France déclare que "les baha'is n'ont jamais été considérés comme une secte par notre association."

La foi baha'ie est une jeune religion d'environ 150 d'âge (née en 1844), actuellement la deuxième religion mondiale sur le plan de la répartition géographique (présente dans plus de 205 pays et territoires), déclarée comme une ONG (Organisation Non Gouvernementale) et jouissant dès 1948 d'un statut consultatif auprès de l'ONU. Son fondateur s'appelle Baha'u'llah (1817-1892).

Le lecteur pourra aussi consulter le rapport public publié par l'Assemblée Nationale Française "Les sectes en France" où la foi baha'ie ne figure pas, car n'étant pas définie comme une secte. De plus les grands dictionnaires reconnus, comme "'Universalis" ou la très sérieuse encyclopédie mondiale "Encyclopaedia Britannica", fourniront des définitions exactes et actuelles sur la foi baha'ie, ce qui n'est pas toujours le cas des petits dictionnaires. Enfin le lecteur pourra consulter des articles de presse des journaux nationaux, voir même des revues chrétiennes comme "Actualités Religieuses Mondiales" qui définissent aussi la foi baha'ie comme une religion indépendante.

"L'UNADFI élabore ses critères de discernement à partir d'une expérience sur le terrain. Evinçant les contenus idéologiques, les croyances et convictions religieuses, elle ne retient que les méthodes et pratiques présentant un risque. Afin d'évaluer le degré de dangerosité de ces groupes, nous nous référons à l'existence ou non d'indicateurs de contraintes susceptibles de révéler l'emprise du groupe sur l'individu. C'est donc après l'examen des critères suivants que l'UNADFI attribuera à un groupe la qualification de sectaire ou non." (UNADFI)


II. Tableau comparatif entre les critères sectaires selon l'UNADFI, et les principes baha'is

Critères de l'UNADFI

Centre d'étude et de documentation sur les sectes

Principes stipulés dans les Ecrits fondateurs de la foi baha'ie

Ces textes sont librement accessibles sur le site www.bahai-biblio.org

1) A la tête du groupe, un leader charismatique tout puissant

ð Une organisation démocratique et respectueuse de la liberté des croyants

 

 

(A distinguer des maîtres spirituels authentiques dont la fonction est attestée dans toutes les traditions religieuse. Leur but est l'ouverture et la maturité du disciple, ce qui suppose une absence de volonté de puissance, un désintéressement, des qualités humaines et une révélation spirituelle)

w Le but du fondateur de la foi baha'ie est la maturité du croyant, sa vraie liberté et le développement de son potentiel humain pour servir l'humanité :

"Voyez en l'homme une mine riche en gemmes d'une inestimable valeur. Mais, seule, l'éducation peut révéler les trésors de cette mine et permettre à l'humanité d'en profiter." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 122 - p. 171)

"Sois une parure pour le visage de la vérité, une couronne sur le front de la fidélité, un pilier du temple de la rectitude, un souffle de vie pour le corps de l'humanité, un drapeau des armées de la justice, un flambeau qui brille à l'horizon de la vertu, une rosée pour le sol desséché du coeur humain, une arche sur l'océan de la connaissance, un soleil dans le ciel de la bonté, une gemme au diadème de la sagesse, une lumière qui brille au firmament de ta génération, un fruit de l'arbre d'humilité." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 130 - p. 188)

w La fonction du Messager divin est de révéler, à chaque âge de l'humanité correspondant à un nouveau défi, un message venant de Dieu capable d'éduquer l'homme, de le guider, de rétablir son unité, sa paix et sa sécurité, de sauvegarder sa liberté et promouvoir sa prospérité :

"Je confesse que tu n'as d'autre désir que la régénération du monde, l'établissement de l'unité de ses peuples et le salut de tous ses habitants." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 115 - p. 160)

ü Le leader de secte, présent soit au milieu de ses disciples, soit à travers ses intermédiaires qui deviennent les supérieurs hiérarchiques du mouvement, se dit doué d'une mission (le plus souvent "révélée") qui lui assure sa légitimité absolue.

w Pour la gestion administrative, une assemblée de neuf membres est élue chaque année au niveau local et national, puis tous les cinq ans au niveau international. Le pouvoir est donc entre les mains de tous les croyants. La notion de gourou n'a donc pas sa place dans la foi baha'ie. De plus, même élus, les membres des assemblées pris individuellement n'ont aucune légitimité ni autorité sur le croyant qui reste maître d'user de son libre arbitre. Cependant seule une assemblée, ayant une légitimité limitée et temporelle conférée par des élections libres, peut émettre un avis faisant autorité, sans toutefois être contraignant pour le croyant qui reste toujours libre de se désolidariser de la communauté sans dommage :

"...l'électeur est appelé à voter pour personne d'autre que ceux que la prière et la réflexion l'ont poussé à soutenir." (Les principes de l'administration baha'ie - p. 73 - Shoghi Effendi)

"Les élections spécialement, étant annuelles, donnent à la communauté l'occasion de remédier à toute imperfection qui pourrait se produire dans une assemblée, résultant d'une quelconque action de ses membres. C'est ainsi qu'une méthode sûre a été établie par laquelle la qualité des membres dans une assemblée baha'ie peut continuellement être rehaussée et perfectionnée." (1935 - Shoghi Effendi)

"La Maison de justice estime que les érudits baha'is devraient se méfier des tentations de l'orgueil intellectuel. Abdu'l-Baha a prévenu les amis en Occident qu'ils seraient exposés à des épreuves intellectuelles" (Maison Universelle de Justice - 1938)

"Parmi les hommes, il y a celui qui s'enorgueillit de son savoir, ce qui l'a privé de reconnaître mon nom... celui qui, entendant le bruit des sandales qui le suivent, se gonfle dans sa propre estime encore plus que Nemrod... Abandonnez vos vaines imaginations et tournez-vous vers Dieu, votre Seigneur éternel." (Kitab-i-Aqdas - n41 - Baha'u'llah)

w Pour les affaires religieuses, chacun est libre d'exercer à son rythme dans l'intimité de sa vie privée les principes de sa foi, étant entendu que chacun a des capacités différentes. Par exemple la prière quotidienne, qui est pourtant une loi, doit être faite seul et ne regarde que le croyant. La foi baha'ie n'a pas non plus de clergé ni d'organe de surveillance, toutes les décisions étant prises par consultations démocratiques, et il n'est pas permis à des personnes érudites, ni même aux assemblées spirituelles, d'imposer leurs interprétations personnelles des textes fondateurs :

"...; sauvegarder les droits individuels, la liberté et l'initiative de chacun; et veiller à la préservation de l'honneur de l'homme, au développement des pays et à la stabilité des Etats." (Extrait de la Constitution de la Maison Universelle de Justice - Le Covenant - p. 122)

ü Il opère une distinction entre les lois de ce monde et celles du groupe et se place au-dessus d'elles.

w Les croyants, comme les assemblées élues, doivent obéissance aux lois du pays dans lequel ils se trouvent (dans la limite du respect des droits de l'homme) :

"I1 est de leur devoir, d'une part, de manifester le caractère apolitique de leur foi et, d'autre part, d'affirmer leur loyauté et leur obéissance sans réserve envers tout ce qui représente le jugement réfléchi de leur gouvernement respectif." (L'ordre mondial de Baha'u'llah - p. 58 - Shoghi Effendi)

w Les assemblées élues ne sont pas au-dessus des lois, et doivent naturellement respecter autant que les croyants les principes révélés dans les textes fondateurs :

"Les devoirs de ceux qui sont librement et consciencieusement élus comme représentants, ne sont pas moins vitaux et obligatoire que les obligations de ceux qui les ont choisis. Leur fonction n'est pas de dicter, mais de se consulter, et de se consulter non seulement entre eux-mêmes, mais autant que possible avec les amis qu'ils représentent." (Les principes de l'administration baha'ie - p. 51 - Shoghi Effendi)

ü Il établit avec ses adeptes une relation fondée sur la séduction, la volonté de puissance et exige leur totale soumission.

w Les assemblées élues fondent leurs décisions sur le principe de la consultation, qui consiste à recueillir l'avis de chacun, sans passion ni pression, mais avec la croyance que chaque être humain est unique et porte en lui une partie de la solution :

"Consultez-vous les uns les autres dans un esprit d'extrême amitié et de parfaite fraternité et consacrez les précieux jours de votre vie à l'amélioration du sort du monde..." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - Chap. 92 - p. 121)

"Les principales conditions requises pour ceux qui délibèrent sont la pureté d'intention, le rayonnement de l'esprit, le détachement de tout hormis de Dieu, l'attirance vers sa divine Essence, l'humilité et la modestie à l'écart de Ses bien-aimés, la patience et l'endurance dans les difficultés et la soumission devant Son seuil... Nous devons nous abstenir d'influencer les opinions des autres, de soutenir quelques individus en particulier, mais nous devons nous appuyer fortement sur la nécessité, pour être membre (assemblée élues), de connaître complètement les qualifications indiquées dans nos chères tablettes, et nous instruire davantage les uns et les autres à travers l'expérience directe personnelle, plutôt qu'à travers les rapports et les opinions de nos amis." (Les principes de l'administration baha'ie - p. 54 - Shoghi Effendi)

ü Possédant souvent de grandes capacités intellectuelles, il est capable d'un discours structuré mais dans lequel on décèle un délire interprétatif (tout devient signe). Sa personnalité manifeste de fortes tendances pathologiques, plus qu'une nature d'escroc lucide.

w Du fait qu'il n'y a pas de candidature, ni de parti ni de propagande, dans les élections baha'ies, les croyants émettent un vote basée uniquement en leur âme et conscience sur des critères sains de compétence et de dévouement, ce qui évite toutes manipulations intellectuelles par des candidats de personnalités fortes poussés uniquement par leur orgueil. Ce type d'élection favorise dans la réalité l'émergence de croyants de toutes origines ethniques, sexes, classes sociales et niveaux intellectuels différents. Ainsi cette forte diversité est elle-même une garantie de santé de la communauté internationale baha'ie (plus de 2100 ethnies différentes sont représentées dans les assemblées avec une quasi parité hommes-femmes !) :

"Ô vous, élus du peuple pour le représenter en chaque pays ! Consultez-vous, et dans toutes vos délibérations, n'ayez souci que de ce qui est profitable à l'humanité et de nature à améliorer sa condition, si vous êtes de ceux qui cherchent avec soin la justice." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 120 - p. 167 )

"Il incombe aux délégués choisis de considérer - sans la moindre trace de passion ni de préjugé, et sans tenir compte de la moindre considération matérielle - les noms de ceux qui, seuls, peuvent le mieux réunir les qualités nécessaires de loyauté incontestable, de dévouement désintéressé, d'esprit bien formé, de compétence reconnue et de mûre expérience..." (Les principes de l'administration baha'ie - p. 69 - Shoghi Effendi)

w L'interprétation des Ecrits saints est un exercice personnel, puisqu'il n'y a pas de clergé, et qui ne doit être imposé à personne. Même les assemblées élues n'ont pas le droit d'interpréter les Ecrits à la place des croyants individuels :

"Souvenons-nous aussi que la pierre angulaire de la Cause de Dieu n'est pas l'autorité dictatoriale, mais l'humble camaraderie, non pas le pouvoir arbitraire mais l'esprit d'un vrai baha'i ne peut qu'espérer la réconciliation des principes de grâce et justice, de liberté et de soumission, du caractère sacré du droit de l'individu et de celui du renoncement, de la vigilance, discrétion et prudence d'une part, et de la camaraderie, de la franchise et du courage de l'autre. ." (Les principes de l'administration baha'ie - p. 51 - Shoghi Effendi)

w Le principe de la consultation baha'ie implique de s'informer auprès de personnes compétentes (docteurs, spécialistes, etc., baha'ies ou pas) avant de prendre une décision, ce qui évite toutes interprétations délirantes d'un problème réel :

"Les membres de l'Assemblée ne sont pas sensés tout savoir sur chaque sujet; aussi ils peuvent inviter, à leur réunions, des personnes versées dans cette question qui pourront lui donner leurs opinions." (1926 - Shoghi Effendi)

"Si vous êtes atteint d'une maladie ou d'une affection, consultez un excellent médecin. Ne négligez pas le traitement médical lorsqu'il s'avère nécessaire, mais abandonnez-le dès l'instant où votre santé est rétablie." (Art divin de vivre - p. 94 - Abdu'l-Baha)

w Le principe de la recherche personnelle de la vérité en toutes choses, librement et indépendamment de l'influence des autres, favorise l'élimination des préjugés personnels et empêche la propagation d'interprétations délirantes :

"Pour trouver la vérité, il faut abandonner ses préjugées, ses petites notions superficielles. Il est essentiel d'avoir un esprit ouvert et réceptif... Si notre calice est rempli du moi, il n'est point de place pour l'eau de vie. Le fait de nous imaginer que nous avons raison et que tous les autres ont tort est le plus grand de tous les obstacles dans la voie vers l'unité; et l'unité est nécessaire si nous voulons parvenir à la vérité, car la vérité est une... Cherchez la vérité, la vérité vous rendra libres. Nous verrons ainsi la vérité dans toutes les religions, car elle existe dans toutes, et cette vérité est une." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - chapitre 52 - p. 120 et 121)


2) Un groupe à forte structure pyramidale

ð Une communauté mondiale démocratique à seulement 3 niveaux (local, national et mondial)

 

ü Les fonctions sont atomisées en secteurs étanches.

w Les assemblées élues ont en charge toutes les fonctions et décisions à la fois, dans la limite de leur juridiction administrative (ville, pays ou niveau international), et ne sont pas sectorisées :

"Le principe de la consultation qui constitue une des lois de base de l'Administration, devrait être appliqué à toutes les activités baha'ies qui touchent les intérêts collectifs de la foi; car c'est en coopérant et en échangeant continuellement des idées et des opinions que la Cause peut le mieux sauvegarder et protéger ses intérêts." (1933 - Shoghi Effendi)

ü L'information sur l'ensemble de la vie du groupe n'est transmise que sous une forme fragmentaire par un supérieur hiérarchique, seul intermédiaire entre l'adepte et la direction.

w Les assemblées informent directement les croyants, les consultent pour recueillir leurs avis, leurs critiques et leurs suggestions, et font un rapport de leurs décisions et du bilan financier à toute la communauté locale tous les 19 jours à l'occasion de "La fête des 19 jours" qui comprend une partie administrative réservée à cet effet :

"Il y a un moment expressément réservé durant la Fête des dix-neuf jours, pendant laquelle la communauté peut exprimer ses vues et faire des suggestions à son Assemblée" (Shoghi Effendi)

"Ils doivent, en tout temps, éviter l'esprit d'exclusivité, l'atmosphère de secret, se libérer d'une attitude autoritaire et bannir toutes formes de préjugés et de passions de leurs délibérations." (Les principes de l'Administration baha'ie - p. 51)


3) L'utilisation de méthode de manipulation

ð Le respect du libre arbitre de chaque être humain

ü Un système de pressions mettant en oeuvre des techniques psychologiques se manifeste à travers un prosélytisme forcené, un endoctrinement et un ensemble de contraintes pour maintenir l'adepte dans le groupe.

w Le prosélytisme forcené est expressément interdit dans les textes fondateurs :

"Nous ne devrions jamais enseigner avec insistance ceux qui ne sont pas vraiment prêt pour la Cause. Si un homme n'a pas faim, vous ne pourrez le faire manger. " (1948 - Shoghi Effendi)

"La parole humaine est une essence qui aspire à exercer son influence et qui requiert la modération. Son influence dépend de sa subtilité, qui à son tour dépend d'un coeur pur et détaché. Quant à sa modération, elle doit se combiner au tact et à la sagesse ainsi que cela a été prescrit dans les tablettes et les Ecritures saintes." (Les tablettes de Baha'u'llah - p. 181)

w Les violences physiques ou psychiques sont expressément interdites dans les textes fondateurs :

"Il a, de plus, ordonné que cette cause soit enseignée par la puissance de la parole humaine et non par un recours à la violence. Tel est le commandement envoyé du royaume de Celui qui est le très-Sublime, le très-Sage." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 128 - p. 183)

w Les baha'is pensent que le message de Baha'u'llah offre des réponses spécifiques importantes aux multiples et graves problèmes auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée. Ils ont donc à coeur de partager avec modération ce message avec tous ceux qui en manifeste le désir :

"Il vous recommande d'approfondir les enseignements, d'enseigner les autres, d'étudier avec les baha'is désireux de le faire, les plus profonds des enseignements de notre foi et d'amener un changement par l'exemple, l'effort et la prière." (1949 - Shoghi Effendi)

"Soyez indulgents et bienveillants, et aimez-vous les uns les autres. S'il s'en trouve parmi vous qui soient incapables de saisir une certaine vérité ou qui doivent faire effort pour la comprendre, entretenez-vous avec eux dans un esprit d'extrême bonté et de parfaite bonne grâce. Aidez-les à voir et à reconnaître la vérité, sans vous estimer le moins du monde supérieurs ou mieux doués." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 5 - p. 8 )

"La vérité présente quantité d'aspects mais elle demeure une, pour toujours et à jamais. Ne permettez pas aux divergences d'opinion ou aux différences de pensée de vous séparer de vos semblables ou de causer la discorde, d'introduire la haine et la dissension dans vos coeurs. Recherchez plutôt la vérité avec diligence et faites de tous les hommes vos amis." (Les causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 47)

w Au-delà de l'influence inévitable entre êtres humains, celle-ci est bornée par le principe de la "modération en toutes choses" révélé par le fondateur de la foi baha'ie, et notamment dans les relations humaines. Cette modération interdit toutes formes de fanatisme ou d'extrémisme :

"Il incombe à ceux qui détiennent l'autorité de rester modérés en toutes choses. Tout ce qui sort des bornes de la modération cesse d'exercer une influence bienfaisante." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 110 - p. 142)

w Le développement en soi-même et chez autrui des qualités spirituelles (honnêteté, capacité d'aimer, intelligence...) tout en écartant toutes formes de culpabilités paralysantes, est la motivation à la base de tous les actes conscients des baha'is :

"O fils de l'esprit ! Ceci est mon premier conseil: aie le coeur pur, bienveillant, rayonnant, afin de posséder une souveraineté ancienne, impérissable, éternelle." (Paroles cachées - ref 1.1)

"O fils de l'homme! Caché en mon être éternel et dans l'antique éternité de mon essence, je savais mon amour pour toi, aussi t'ai-je créé. J'ai gravé en toi mon image et je t'ai révélé ma beauté." (Paroles cachées - ref. 1.3)

" Parez vos langues de sincérité, ô peuple, et ornez vos âmes de la parure de l'honnêteté. Gardez-vous, ô peuple, d'agir traîtreusement envers quiconque. Soyez les représentants de Dieu parmi ses créatures, et les emblèmes de sa générosité au milieu de son peuple." (Extrait des écrits de Baha'u'llah - chapitre 136 - p. 195 )

w Le croyant est le seul responsable du développement de ses qualités humaines, et à ce titre peut s'approfondir seul ou dans le cadre d'études gratuites, facultatives et ouvertes à tous, sur des sujets qui correspondent à ses centres d'intérêts (famille, société, vertus, histoire, paix...) :

"Prends garde que de trop nombreuses lectures (des Paroles Sacrées) ne te rendent orgueilleux. Ne chanter qu'un seul verset avec joie et sincérité est meilleur pour toi que de lire distraitement toutes les Révélations de Dieu, l'Omnipotent." (Art divin de vivre - p. 71 - Abdu'l-Baha)

"Pour saisir les paroles divines et comprendre les explications des Colombes spirituelles, point n'est besoin d'être un érudit. Il suffit d'avoir un coeur et une âme purs, un esprit libre de préjugés." (Le livre de la certitude - p. 116 - Baha'u'llah)

"Comme vous êtes baha'i, vous savez certainement que Baha'u'llah considérait l'instruction comme un des facteurs les plus fondamentaux d'une vraie civilisation. Cependant, cette éducation afin d'être adéquate et fructueuse, devrait être compréhensive dans sa nature et elle devrait prendre en considération non seulement le coté physique et intellectuel de l'homme mais aussi ses aspects spirituels et éthiques." (1931 - Shoghi Effendi)

 

ü Par des relances incessantes, un forcing s'opère pour faire entrer ou retenir dans la secte

w Le croyant est libre de revenir sur sa déclaration de foi, et de se séparer de la communauté sans dommages ni pressions, sans même perdre l'amitié acquise sincèrement avec les personnes qui restent croyantes. Ceci découle du principe de l'unité organique de l'humanité :

" Les différences au sein de la famille humaine devraient être la cause de l'amour et de l'harmonie, de même qu'en musique l'accord parfait résulte de la résonance simultanée d'un grand nombre de notes différentes...Considérez-les comme des roses de nuances diverses qui croissent dans le beau jardin de l'humanité et réjouissez-vous d'être en leur compagnie. De même, ne vous détournez pas de ceux qui ont des opinions différentes des vôtres. Tous cherchent la vérité, et bien des chemins y conduisent." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 46)

w La dignité de la personne humaine, dans le respect de ses rythmes, de ses besoins, de son équilibre et de son intégrité, est un prérequis baha'i dans toutes les relations humaines selon les textes fondateurs :

"Puis ils doivent faire preuve d'un dévouement, d'une courtoisie, d'une dignité, d'un souci et d'une modération extrêmes dans l'expression de leurs points de vue." (Sélection des écrits d'Abdu'l-Baha - p. 87 - chapitre 45 )

"Nous vous exhortons ainsi au nom de la justice, et nous vous avertissons, au nom de la vérité, pour vous tirer, si possible, de votre sommeil. Ne faites peser sur aucune âme un poids dont vous ne voudriez point que la vôtre fût chargée, et ne souhaitez à personne les choses que vous ne souhaitez pas pour vous-mêmes. Tel est le meilleur conseil que je vous puisse donner, si vous le voulez suivre." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 66 - p. 85)

ü Un matraquage idéologique, prétention à l'unique vérité, s'exerce sur les adeptes par un discours répétitif et un langage à cliché. Les mots essentiels sont vidés de leur sens initial, rendant vaine toutes tentative de dialogue.

w Les Ecrits baha'is contiennent explicitement le principe de la "révélation progressive" de la vérité par Dieu à une humanité qui grandit au fil des âges, en passant par des stades de maturité et de crises successives. Comme dans le passé, les messagers de Dieu continueront donc à manifester dans l'avenir la volonté de Dieu aux hommes, dans la continuité et l'unité de leurs vues, tout en changeant des lois religieuses à caractère social devenues obsolètes. Ainsi, au-delà des principes spirituels fondamentaux (honorer ses parents, ne pas tuer...), la vérité religieuse dans ses aspects sociaux (dogmes, rites...) devient relative à une époque et non plus absolue :

"Aucune vérité ne peut contredire une autre vérité. La lumière est bonne quelle que soit la lampe dans laquelle elle brille. Une rose est belle quel que soit le jardin où elle fleurit. Une étoile a le même éclat si elle scintille à l'est ou à l'ouest. Libérez-vous des préjugés; ainsi vous aimerez le Soleil de Vérité de quelque point de l'horizon qu'il puisse s'élever. Vous comprendrez que si la divine lumière de vérité brilla en Jésus-Christ, elle brilla aussi en Moïse et en Bouddha. Le chercheur sincère parviendra à cette vérité." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p.120 )

w Les baha'is ne prétendent pas avoir la vérité absolue, mais au contraire ils croient que chacun porte en lui une partie de la vérité ce qui explique ce goût prononcé pour l'échange des points de vue sur tous les sujets lors des consultations :

"C'est par le choc des opinions personnelles que souvent, la brillante étincelle de la vérité jaillit, et que la direction divine est révélée. Les amis ne doivent donc pas se sentir découragés par les différences d'opinions qui peuvent prévaloir parmi les membres d'une assemblée" (1939 - Shoghi Effendi)

"Notre espoir est que les chefs des religions du monde et tous leurs dirigeants s'unissent pour travailler à la réforme de cet âge et au relèvement de ses destinées; après avoir attentivement étudié les besoins du monde, qu'ils se consultent et, par une mûre et soigneuse délibération, qu'ils administrent à ce monde malade et cruellement affligé le remède que demande son état..." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 110 - p. 142 )

w Le principe de la "Recherche libre, personnelle et indépendante de la vérité" écarte toutes tentatives de matraquage ou bourrage de crâne, pour laisser le champ ouvert sans préjugés aux investigations volontaires des chercheurs selon leurs besoins et leurs rythmes :

"En résumé, il convient que nous soyons tous des amoureux de la vérité. Cherchons-la constamment et partout, en prenant garde soigneusement de ne jamais nous attacher aux personnalités. Sachons voir la lumière où elle brille. Puissions-nous être à même de reconnaître la lumière de la vérité partout où elle se présente. Respirons le parfum qu'exhale la rose entourée de ses épines. Désaltérons-nous à l'eau courante de toute source pure." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 117 )

"Qu'ils agissent avec modération et qu'ils ne s'imposent pas de dures épreuves. Nous aimerions qu'ils jouissent d'une vie agréable." (Baha'u'llah - Compilation "Huququ'llah" - citation n 57 - p. 25)

w Les baha'is dialoguent régulièrement avec les institutions officielles du pays, avec de nombreuses associations humanitaires, avec les autres religions dans le cadre des groupes interreligieux, ou encore avec les ONG (UNICEF, WWF...), et directement en consultation privilégiée au sein de l'ONU (ECOSOC, PNUE...)

"La terre est un seul pays dont tous les hommes sont les citoyens." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 117 - p. 164)

"Soyez unis comme sont unis les doigts de la main et solidaires comme les membres d'un même corps. Ainsi vous conseille la plume de la révélation, si vous êtes du nombre des croyants." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 72 - p. 93 )

"Fréquentez tous les hommes ô peuple de Baha, dans un esprit amical et fraternel." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 132 - p. 190 )

" Nous avons déjà déclaré - et notre parole est la vérité même -: Fréquentez les fidèles de toutes les religions dans un esprit d'amitié et de camaraderie. " (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chapitre 43 - p. 64)

ü Afin de maintenir la soumission des membres, une répression fondée sur un ensemble d'interdits et une gamme de punitions s'appliquant aux déviants est mise en place.

w Parce que le droit à la différence des individus est valorisé comme une richesse nécessaire et indispensable pour le bon fonctionnement de la consultation, qui à la base de toutes les décisions collégiales, la liberté individuelle est naturellement préservée :

"Mais, avant que la majorité de l'Assemblée ne prenne une décision, chaque membre a, non seulement le droit mais l'obligation sacrée d'exprimer ses pensées en toutes liberté et en toute franchise, sans avoir peur de déplaire ou de s'aliéner l'un des autres membres." (1935 - Shoghi Effendi)

w La punition la plus grave d'un croyant, en cas de comportement excessif et de non respect flagrant et répétitif des principes baha'is, troublant du même coup la paix sociale (alcoolisme, drogue, vol, meurtre...), consiste à priver temporairement le croyant du droit de vote baha'i, et à laisser la justice du pays suivre son cours.

"Tout actes d'immoralité flagrante de la part du baha'i devrait être sévèrement désapprouvé; les amis devraient être exhorté à abandonner immédiatement de tels comportements, toute affaires cessantes, et se comporter eux-mêmes comme des baha'is; si ils refusent de le faire, en dépit des avertissements de l'Assemblée, ils devraient être punis par le retrait de leur droits de vote." (Shoghi Effendi - traduction de courtoisie de Lights of Guidance - n186 - p. 53)

w Il n'y a aucune initiation pour se déclarer baha'i. Le choix de se déclarer baha'i est une question uniquement d'ordre personnel :

"Il n'y a pas de conditions dans l'Administration baha'ie pour les nouveaux croyants, comme signer une carte d'enregistrement ." (Shoghi Effendi - traduction de courtoisie de Lights of Guidance - n265 - p. 76)

"Les implications plus profondes dans l'acte de la déclaration à la Foi sont entre l'individu et Dieu... Le processus qui consiste à devenir baha'i est nécessairement lent et graduel. L'essentiel n'est pas que le nouveau croyant ait une connaissance complète et détaillée de la Cause, mais qu'il devrait, par un acte de sa propre volonté, être volontaire pour soutenir et suivre la vérité et la guidance offerte dans les enseignements, et ainsi ouvrir son coeur et son esprit à la réalité de la Manifestation [de Dieu]." (Shoghi Effendi - traduction de courtoisie de Lights of Guidance - n264 - p. 76)

w Il n'y a aucune excommunication ou punition si le croyant veut sortir de la foi baha'ie. Le choix de prendre de la distance est une question uniquement d'ordre personnel, et ne porte pas à conséquence quand à la bienveillance de la relation humaine, puisque le respect et la courtoisie sont des principes révélés pour tous les hommes, qu'ils soient baha'is ou pas :

"Si celui-ci se laisse persuader, ce sera pour son plus grand bien; s'il n'en est rien, détournez-vous de lui et tournez votre visage vers la cour sacrée de Dieu, demeure d'une resplendissante sainteté." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 128 - p. 183)

"La seule différence réelle entre les gens se trouve dans le degré de leur développement. Certains sont imparfaits et doivent être dirigés en vue de se perfectionner. D'autres sont assoupis, il faut les éveiller. Quelques-uns sont négligents et doivent être stimulés. Mais tous, les uns comme les autres, sont les enfants de Dieu. Aimez-les de tout votre coeur. Nul n'est un étranger pour les autres, tous sont des amis." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - Dernière réunion - p. 150)

w Toutes formes de violences physiques ou psychiques, sur soi-même ou sur autrui, sont explicitement interdites :

Gardez-vous d'entrer en contestation avec qui que ce soit: au contraire, efforcez-vous, par vos manières affables et vos exhortations les plus convaincantes, de faire pénétrer la vérité dans l'esprit de votre auditeur." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 128 - p. 183)

w La soumission à une loi baha'ie doit être volontaire et bienveillante, librement acceptée dans une compréhension personnelle et raisonnée de son utilité. Le principe de l'unité entre la science et la religion, la raison et l'intuition, est un aspect important dans l'encouragement à utiliser ses capacités intellectuelles pour comprendre par soi-même les conséquences de ses choix de vie :

"L'homme doit se libérer de tout préjugé et de ce qui provient de sa propre imagination, afin de pouvoir rechercher la vérité sans aucune entrave." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - Recherche de la vérité - p. 112)

"Nous pouvons comparer la science à une aile et la religion à une autre aile. Pour voler, l'oiseau [l'humanité] a besoin de deux ailes; une seule lui serait inutile. Toute religion qui contredit la science ou qui lui est opposée n'est que de l'ignorance, car l'ignorance est le contraire de la connaissance. La religion qui comporte uniquement des rites et des cérémonies routinières n'est pas la vérité... Tout ce que l'intelligence de l'homme ne peut comprendre, la religion ne devrait pas l'accepter." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - Unité de la religion et de la science - p. 114)

w La soumission à une loi commence là où le respect de la liberté d'autrui et sa sécurité sont atteints. Le credo des baha'is est l'unité de l'humanité dans le respect de sa diversité :

"Priez le seul vrai Dieu qu'il vous soit permis de goûter à la saveur des oeuvres qui sont accomplies dans son chemin et de participer à la douceur de l'humilité et de la soumission consenties pour l'amour de Lui. Oubliez-vous et tournez vos regards vers vos semblables. Tendez vos énergies vers ce qui peut servir à l'éducation des hommes." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 5 - p. 9)

w Les interdits sociaux des baha'is sont peu nombreux et toujours sanctionnés par le bon sens et la science, ainsi que le principe de modération en toutes choses. Ils concernent la santé du corps (la propreté, l'abstention d'alcool, de drogue...), les relations sociales (ne pas commettre le meurtre, le vol, le mensonge, l'adultère, des moeurs sexuelles dissolues, des conduites frivoles, la médisance, la mendicité, l'imposition de son point de vue sur autrui, le non-respect de la liberté individuelle...) et la vie religieuse (abstention de la confession, obligation - sans rendre de compte à personne - de la prière quotidienne et du jeûne annuel) :

"Que vos yeux soient chastes, votre main honnête, votre langue sincère et votre coeur éclairé." (Tablettes de Baha'u'llah - chapitre 9 - p. 145)

"L'expression convenable de l'instinct sexuel est un droit naturel pour chaque individu; et c'est précisément pour cela que l'institution du mariage a été établie." (Shoghi Effendi - Compilation "Une vie chaste et simple" - citation n 31 - p. 15)

"Boire du vin est interdit selon les textes du livre le plus saint, car il est la cause de maladies chroniques, affaiblit les nerfs et consume l'esprit." (Abdu'l-Baha - Compilation "Une vie chaste et simple" - citation n 26 - p. 14)

"Quand à l'opium, c'est une drogue abominable et maudite." (Abdu'l-Baha - Compilation "Une vie chaste et simple" - citation n 27 - p. 14)

w Loin d'être parfaits, et sans pour autant se culpabiliser puisque toute évolution est progressive, les baha'is s'efforcent de vivre selon des normes morales élevées révélées dans leurs Ecrits, comme la modération, l'honnêteté, la confiance, la chasteté en dehors du mariage, le dévouement et la courtoisie, la pureté d'intention, la générosité et le service, la primauté des actes sur la parole, la recherche de l'unité et de la coopération, le travail fait consciencieusement, etc. :

"En effet, la civilisation n'a pas de fondement solide si le sens moral, l'intelligence et les aptitudes des hommes ne sont pas dirigés. Du fait que la religion inculque les principes de moralité, c'est pour cette raison qu'elle est la philosophie la plus vraie et que, sur elle, on peut construire la seule civilisation qui soit durable." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - Le soleil de vérité - p. 28)

"Toute religion qui n'est pas une cause d'amour et d'unité n'est pas une religion." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p.113)

"Ô fils de l'existence! Ton coeur est ma demeure; sanctifie-le pour que j'y descende. Ton esprit est mon lieu de révélation; purifies-le pour que je m'y manifeste." (Les paroles cachées - n1.59 - Baha'u'llah)

ü Une surveillance quasi permanente des activités et attitudes des adeptes génère un climat d'angoisse.

w En ce qui concerne la vie personnelle, parce que le croyant répond de ses actes dans sa vie privée en son âme et conscience uniquement devant Dieu et non les hommes, parce qu'il n'y a pas de clergé ni d'organe de surveillance, que la confession est interdite, que la médisance est défendue, que la fin ne justifie pas les moyens et que toutes formes de violence sont fermement rejetées, le croyant baha'i est autonome et responsable de la conduite de sa vie privée :

"Ô émigrants! La langue est destinée à me mentionner, ne la souillez pas en dénigrant autrui. Si le feu du moi vous domine, souvenez-vous de vos propres fautes et non de celles de mes créatures, attendu que chacun se connaît mieux lui-même qu'il ne connaît les autres." (Paroles cachées - ref. 2.66)

" Ô fils de l'existence! N'impute à aucune âme ce que tu ne voudrais pas qu'on t'attribue et ne parle pas de ce que tu ne fais pas. Tel est mon commandement pour toi, observe-le" (Paroles cachées - ref. 1.29)

"Ne vous plaignez pas des autres, retenez-vous de les réprimander et si vous voulez leur faire une remontrance ou leur donner un conseil, faites-le de manière à ne pas les accabler. Ayez le souci de n'offenser nul coeur, de ne pas médire des absents." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 209)

w En ce qui concerne la vie sociale, pour pouvoir partager une cause commune, il est nécessaire de s'associer dans un ordre structuré. Ainsi les croyants élisent une assemblée locale et nationale auprès desquelles ils ont la possibilité de se référer en cas de litige. Celles-ci ont aussi naturellement le devoir d'intervenir en cas débordements et de comportements excessifs de croyants afin de maintenir l'unité de la communauté :

"C'est, assurément, aux dépositaires d'un héritage aussi inestimable qu'il incombe de veiller pieusement à ce que l'outil ne prenne le pas sur la foi elle-même, à ce que le souci indu des menus détails de l'Administration de la cause ne vienne obscurcir la vision de ses défenseurs, à ce que la partialité, l'ambition et l'attachement à ce monde ne viennent, au fil du temps, ternir l'éclat, souiller la pureté et altérer l'efficacité de la foi de Baha'u'llah." (Ordre mondial de Baha'u'llah - p. 7)

w La chaleur et l'amitié des baha'is envers chaque être humain est sincère et pure, sans calcul, et cette attitude franche et bienveillante contribue à créer un climat d'amitié qui s'étend largement à l'intérieur comme à l'extérieur de la communauté sans distinction de races, classes sociales, sexes, religions ou cultures :

" Ceux qui sont imprégnés de sincérité et de loyauté devraient s'associer à tous les peuples et à toutes les familles de la terre dans la joie et l'allégresse puisque cette association contribue et continuera de contribuer à l'unité et à l'harmonie ce qui à son tour mène au maintien de l'ordre dans le monde et à la régénération des nations." (Tablettes de Baha'u'llah - p. 36 - chapitre " Ornements")


4) L'obligation de la transparence

ð Chacun a le droit et le devoir d'apporter ses critiques constructives pour enrichir la consultation

 

Rien de la vie de l'adepte ne saurait échapper au maître ou au supérieur hiérarchique, voire même au groupe. Confession, autocritiques doivent exposer toute pensée, sentiment, parole, action qui seraient contraires à la doctrine, à l'idéologie ou à la vie du mouvement.

w Les croyants doivent s'abstenir dans la foi baha'ie de confesser leurs fautes personnelles, de s'auto-dévaloriser, y compris de critiquer négativement les défauts des autres :

"Il nous est interdit de confesser à quiconque, comme le font les catholiques à leurs prêtres, nos péchés et nos défauts, ou de le faire en public, comme certaines sectes religieuses le font." (traduction de courtoisie - Lights of Guidance - n589)

"I1 doit considérer la médisance comme extrêmement grave et se tenir loin de son empire, car elle éteint la lumière du coeur et tue la vie de l'esprit." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 123)

"Voyez en l'homme une mine riche en gemmes d'une inestimable valeur. Mais, seule, l'éducation peut révéler les trésors de cette mine et permettre à l'humanité d'en profiter." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 122 - p. 171)

w Par le mode démocratique d'élection chaque année, sans propagande ni candidats, les assemblée locales reflètent la volonté des croyants qui gardent le pouvoir de choisir en leur âme et conscience ceux qui manifestent le mieux les qualités de justice, de dévouement, de respect et de compétence :

"O fils de l'esprit ! A mes yeux, ce que j'aime par-dessus tout est la justice; ne t'en écarte pas si c'est moi que tu désires, et ne la néglige pas afin que je puisse me fier à toi. Par elle, tu pourras voir par tes propres yeux et non par ceux des autres, et tu pourras comprendre par ton propre savoir et non par celui du prochain." (Paroles cachées - n1.2)

w Le principe de la consultation baha'ie dans une assemblée, en famille ou en groupe, implique que chacun a non seulement le droit, mais le devoir de s'exprimer sur tous les sujets abordés et d'apporter fermement ses critiques constructives dans le but d'améliorer le processus de prise de décision :

"Ce n'est pas seulement le droit mais la responsabilité vitale de chaque membre loyal et intelligent de la communauté d'offrir complètement et franchement, mais avec le respect et la considération due à l'autorité de l'Assemblée, toutes suggestions, recommandations ou critiques qu'il se sent porté à faire, de sorte à améliorer et à remédier certaines conditions existantes ou tendances dans sa communauté locale, et c'est le devoir de l'Assemblée de prendre en considération attentive tous ces points de vues qui leurs sont soumis par quiconque parmi les croyants." (Shoghi Effendi - traduction de courtoisie de Lights of Guidance - n 288)


5) Un rétrécissement de l'environnement intellectuel, culturel et relationnel

ð Une implication forte des baha'is dans la recherche du progrès social

ü Le groupe affiche une animosité ou une indifférence totale envers le système global de la société. Il se ferme au monde extérieur, présenté comme un lieu de perdition et d'erreur.

w Les croyants, comme les assemblées élues, doivent obéissance aux lois du pays dans lequel ils se trouvent (dans la limite bien sûr du respect des droits de l'homme) :

"Dis: ô Dieu, mon Dieu! Pare ma tête de la couronne de la justice et mon temple de l'ornement de l'équité." (Livre de prières - p. 75 - Baha'u'llah)

"Obéir à ceux qui détiennent l'autorité et tenir fermement la corde de la sagesse, tel est en ce jour le devoir de l'humanité." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 102 - p. 136)

"Dis: Que la droiture et la courtoisie soient votre parure. Ne dépouillez jamais la robe de la justice et de la tolérance, afin que, de vos coeurs, les doux parfums de la sainteté se répandent sur toutes choses créées." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 139 - p. 200 )

w Les baha'is s'engagent sur le terrain à plus de paix sociale à travers 1300 projets humanitaires (santé, éducation, écologie, sociaux-économique...) :

"Bénis soient ceux qui saisissent la corde de la gentillesse et de la compassion et sont exempts d'animosité et de haine. Cet Opprimé exhorte les peuples de la terre à observer la tolérance et la justice qui sont deux lumières dans l'obscurité du monde et deux éducateurs pour l'édification de l'humanité. Heureux soient ceux qui y sont parvenus et malheur à l'insouciant." (Tablettes de Baha'u'llah - p. 36 )

"Ayez le souci de n'offenser nul coeur, de ne pas médire des absents. Veillez à ne pas vous séparer des Serviteurs de Dieu, mais considérez-les tous comme de votre famille. Consacrez vos efforts au bonheur du désespéré, assurez la nourriture de l'affamé, vêtissez les dénués et élevez celui qui fut humilié. Soyez la providence de tous les abandonnés et faites preuve d'obligeance envers vos semblables. Ainsi atteindrez-vous le Bon Plaisir de Dieu." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 207)

w Les baha'is nourrissent un amour très grand pour l'humanité qu'ils voient comme une seule famille, comme un unique organisme vivant dont ils se sentent solidaires, cherchant à sauvegarder les intérêts de la race humaine toute entière et à promouvoir son unité dans le respect de sa diversité :

"Ô vous enfants des hommes ! L'objet fondamental de la foi de Dieu et de sa religion est de sauvegarder les intérêts de la race humaine, d'établir son unité et de développer entre les hommes l'esprit d'amour et de fraternité." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 110 - p. 141)

w Par l'application à soi-même de principes moraux élevés sans se culpabiliser pour autant, par la communication du message de Baha'u'llah à ceux qui le désirent, motivés par la croyance en son pouvoir régénérateur, les baha'is s'impliquent fortement dans la société, s'efforçant de montrer l'exemple par des actes, et soulignant avec bienveillance et modération les causes de la désolation des peuples du monde, tels que les comportements décadents, les superstitions fanatiques et les préjugés aveugles qui minent le bien-être et la prospérité de l'humanité :

"... qu'il donne plutôt l'exemple, dans chaque aspect de sa vie, des attributs et des vertus qu'il a reçus de Dieu et qu'il se lève pour être distingué par sa bonne volonté. Il doit justifier de sa qualité de Baha'i par les actes et pas seulement par le nom." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 40)

"Est un vrai Baha'i celui qui, jour et nuit, s'efforce d'avancer dans le sentier du progrès humain, celui dont le plus cher désir est d'enrichir et d'illuminer le monde par sa vie et par ses actes, celui dont la source d'inspiration est l'essence de la divine vertu, celui qui, dans sa vie, ne vise qu'à être une cause d'infini progrès. Ce n'est que lorsqu'il aura atteint de si parfaites qualités que l'on pourra dire de lui qu'il est un vrai Baha'i;" (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 40)

ü L'adepte est coupé de ses relations affectives. Les contacts avec la famille et les amis sont encadrés, surveillés et sont interdits avec les ex-adeptes.

w La famille étant dans la croyance baha'ie au centre de la société, celle-ci doit être préservée dans son unité et son intégrité. L'unité familiale, après la liberté de croire sur le plan personnel, est plus importante que la religion, qui a pour but réel de favoriser l'unité de la famille - loi du mariage, responsabilités familiales, obligation à l'éducation... - :

"Si la religion devient une cause d'inimitié, de haine et de division, mieux vaudrait qu'elle n'existât pas. Abandonner une telle religion serait un véritable acte religieux... Toute religion qui n'est pas une cause d'amour et d'unité n'est pas une religion." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p.113)

w Le croyant est libre de revenir sur sa déclaration de foi, et de se séparer de la communauté sans dommages ni pressions, sans même perdre l'amitié acquise sincèrement avec les personnes qui restent croyantes :

"Ces différences d'opinions, de pensées, d'intelligence, que l'on rencontre dans l'espèce humaine, découlent d'une nécessité essentielle et ces différents degrés d'existence chez les créatures sont une des nécessités de la vie dont le propre est de s'épanouir en une infinité de formes. " (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 167)

"Il faut prendre garde de ne pas avoir une trop haute opinion de nous-mêmes, de peur d'être humiliés ensuite. Qui sommes-nous pour juger les autres ?" (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p.129)

ü Le groupe constitue la vraie famille par opposition à la famille naturelle. Il devient le seul interlocuteur de l'adepte; son idéologie manichéenne excluant toute autre religion, philosophie ou point de vue - s'impose comme la vérité.

w La famille naturelle, par l'amour qu'elle procure, reste au centre de l'histoire du croyant. A cause de l'importance de l'exemple parental, elle est à l'origine du développement du croyant, à partir de laquelle il élargit sa conscience et son sentiment d'appartenance à la race humaine toute entière, qu'il peut ensuite regarder sans renier ses liens familiaux comme une seule famille globale. Selon ce principe, la famille naturelle est de droit inclue dans l'élargissement à une famille globale :

"Béni soit celui qui se souvient de ses parents quand il communie avec Dieu." (Bab - compilation "La vie familiale" - n8 - p. 5)

"Ô vous, mères affectueuses ! Sachez qu'aux yeux de Dieu la meilleure façon de l'adorer est d'éduquer les enfants et de les élever dans toutes les perfections du genre humain, et nulle action plus noble que celle-ci ne peut être imaginée." (Abdu'l-Baha - compilation "La vie familiale" - n 17 - p. 7)

"La question de l'instruction et de l'éducation des enfants, dans le cas où l'un des parents est non baha'i, ne concerne que les parents eux-mêmes." (Shoghi Effendi - compilation "La vie familiale" - n 61 - p. 19)

"Considérant les problèmes dont vous et votre femme faites l'expérience, la Maison de Justice fait remarquer que l'unité de votre famille devrait avoir priorité sur toute autre considération... Par exemple, le service à la foi ne devrait pas être cause de négligence envers la famille... La consultation familiale, basée sur une discussion franche, complète et animée de la conscience du besoin de modération et d'équilibre, peut être la panacée pour les conflits domestiques." (Maison Universelle de Justice - compilation "La vie familiale" - n 97 - p. 28)

"Le maintient de l'unité familiale est un des principes essentiels de la foi. Bien-sûr, cela n'implique pas qu'un membre de la famille ait le droit d'influencer la foi d'un autre membre. Si ceci est compris par tous, il semble certains que l'unité soit possible." (Shoghi Effendi - compilation "La vie familiale" - n 79 - p. 24)

w Alors que dans une famille chaque membre est différent, tout en étant solidaire, de même le baha'i voit chaque peuple, tradition ou point de vue comme une garantie de l'équilibre et de la santé de l'humanité :

"Par conséquent, ô chers amis, côtoyez tous les peuples, les familles, les religions du monde et faites preuve de sincérité, de droiture, d'amitié, de bonne grâce et de fraternité." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 206)

"Bien que l'ensemble de toutes les Nations soit une seule famille, il se fait pourtant que, par un manque de symétrie, certains membres de cette famille sont dans le confort et d'autres dans une extrême misère; les uns sont repus pendant que d'autres sont affamés; certains sont revêtus des plus coûteuses parures tandis que d'autres n'ont même pas de pain ni d'abri. Pourquoi? Parce que cette famille n'a pas le sens de la réciprocité ni de l'équité." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 194)

ü Ce rétrécissement de l'univers de l'adepte entraîne régression mentale, marginalisation et inadaptation sociale.

w Le croyant est encouragé dans les Ecrits à rechercher "l'excellence en toutes choses", dans les sciences et les arts, les relations humaines et les vertus. Ce principe, compensé par l'assurance de la miséricorde divine, évite de tomber dans la culpabilité malsaine, et stimule la recherche du progrès pour soi et la société dans son ensemble :

"O fils de l'esprit! Je t'ai créé riche, pourquoi t'abaisses-tu à la pauvreté? Je t'ai fait noble, comment peux-tu t'avilir? De l'essence du savoir je t'ai conféré la vie, pourquoi cherches-tu la lumière auprès d'un autre? De l'argile de l'amour je t'ai façonné, comment peux-tu t'occuper d'un autre que moi? Tourne ton regard vers toi, afin que tu puisses me trouver présent en toi, fort, puissant, subsistant par moi-même." (Paroles cachées - n1.2)

"Ô peuples de Dieu ! Renoncez à vos propres soucis, et que toutes vos pensées se concentrent sur ce qui est propre à rétablir la prospérité de l'humanité et à sanctifier les âmes et les coeurs. Des actes purs et saints, une vie vertueuse et une excellente conduite vous permettront d'y réussir au mieux." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 43 - p. 63)

w Le travail consciencieux fait avec amour dans un esprit de service est, selon la foi baha'ie, élevé au même rang que la prière ! De même l'oisiveté comme la mendicité sont interdites. Ces croyances, associées à un amour sincère pour l'humanité, ont pour conséquence d'élever dans l'échelle sociale les croyants les plus pauvres vers tous les activités utiles, sciences, arts, services sociaux (santé, éducation, environnement, solidarité...):

"Efforcez-vous de devenir une source de joie, d'harmonie et de spiritualité pour les coeurs de vos aimés. Plutôt qu'indolents, soyez actifs et intrépides." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 107)

"Dans la Cause Baha'ie, les Arts, les Sciences et tous les métiers sont regardés comme un culte... En résumé, tout effort accompli de tout coeur est un culte s'il est inspiré par des mobiles élevés et par le désir de se rendre utile. Servir l'humanité et pourvoir aux besoins des hommes est un culte. Le Service est une prière." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 114)

"Les savants de cette époque doivent inciter les gens à acquérir ces branches de la connaissance qui sont utiles et dont ils peuvent, ainsi que la plupart des hommes, tirer bénéfice. Les recherches académiques qui commencent et finissent seulement par des mots n'ont jamais eu de valeur et ne vaudront jamais rien." (Les tablettes de Baha'u'llah - Tablettes de Maqsud - p. 177)


6) La négation de l'identité de l'adepte

ð La valorisation de l'identité des peuples et des individus :

Se considérant un groupe élitiste, la secte se sent le droit d'exiger des adeptes un engagement total. Elle dicte un modèle de comportement envers le monde dans lequel doit se mouler la personnalité.

w La valorisation de l'identité des peuples et des individus est à la base de l'unité dans la diversité recherché par les baha'is comme moyens le plus sûr d'atteindre une paix stable et durable pour tous. Ainsi une différence n'est pas une cause de supériorité mais un signe de complémentarité, de beauté et d'unité :

"C'est envers tous qu'Il est bon et aimable, aussi personne ne devrait se glorifier au détriment des autres, ni montrer de la fierté et de la supériorité envers autrui, ni regarder les autres avec mépris, ni brimer, ni opprimer aucune créature. Il faut considérer que tous les hommes sont plongés dans l'Océan de la Miséricorde de Dieu; nous devons donc nous associer avec douceur et bonté à toute l'humanité, aimer tout le monde de tout notre coeur." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - Amour et unité - p. 191)

w Les baha'is croient qu'il est non seulement possible mais nécessaire à notre époque, de vivre ensemble sur terre en s'appuyant sur une morale commune, choisie et librement acceptée par tous, sur un modèle de valeurs suffisamment universelles capables se décliner en une infinité de nuances comportementales, culturelles et individuelles, tout en conservant à l'être humain son identité unique et sa personnalité en propre :

"Vois les fleurs d'un jardin; bien que différentes d'espèce, de forme, de couleur et de taille, elles sont cependant rafraîchies par les ondées d'un même printemps, ravivées par les brises du même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil et leur diversité ajoute à leur charme et accroît leur beauté. Combien serait morne pour l'oeil un jardin où plantes, feuilles, fleurs, branches et arbres seraient calqués sur un même gabarit et auraient la même couleur. La diversité des tons, des formes et des dimensions sont la richesse et l'ornement du jardin dont ils rehaussent l'effet." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - Amour et unité - p. 189)

w Les services rendus à la foi baha'ies, comme les dons, doivent être strictement libres et volontaires, sans pressions ni exigences de la part des autres croyants. Il est même interdit de solliciter directement de l'argent à un croyant :

"O mon serviteur! Purifie ton coeur de toute malice et, dépourvu d'envie, pénètre à la cour divine de sainteté." (Les paroles cachées - n 2.42)

"je ressens l'urgence de vous rappeler la nécessité d'être toujours attentif au principe primordial que toutes contributions au fonds ont un caractère purement et strictement volontaire. Il faut rendre clair et évident pour chacun que toute forme de contrainte, même légère et indirecte, attaque à la racine le principe sous-jacent à la formation du fond dès son commencement." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 7)

w Le principe de "modération en toutes choses" pour les baha'is implique la recherche constante d'un équilibre personnel entre son engagement dans des activités religieuses, sociales, professionnelles et familiales. La croyance que tous ces domaines d'activités sont complémentaires dans leurs fonctions et ne font qu'un dans leur essence (le travail consciencieux ou l'éducation des enfants sont une forme de prière pour les baha'is), consolide la volonté d'un engagement modéré et équilibré :

"La modération est nécessaire en toutes choses. L'homme doit tirer leçon des actions divines car Dieu admet qu'un arbre croisse longtemps avant d'arriver à la perfection. Il eut pu rendre l'arbre productif en un seul instant, mais un développement graduel correspondait à la sagesse." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 120)

"Quiconque s'attache à la justice ne peut, en aucune circonstance dépasser les bornes de la modération. Il discerne la vérité en toutes choses, guidé qu'il est par Celui qui voit tout." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 163 - p. 225)

w Les baha'is ne croient pas qu'ils sont meilleurs que les autres, car ils pensent que "la terre n'est qu'un seul pays et que tous les hommes en sont les citoyens", et que notre monde aujourd'hui a une maturité suffisante pour établir son unité latente :

"Ils ne doivent jamais supposer qu'ils sont les ornements centraux de la Cause, intrinsèquement supérieurs aux autres, en capacité ou mérite, et les seuls promoteurs de ses enseignements et de ses principes. Ils doivent entreprendre leurs tâches avec une extrême humilité et essayer, par leur esprit large et leur raisonnement, leur sens de la justice et du devoir, leur franchise, leur modestie, leur dévouement complet au bonheur et à l'intérêt des amis, de la Cause et de l'humanité, de gagner non seulement la confiance, le véritable appui et le respect de ceux qu'ils servent, mais également leur estime, considération et affection réelle." (Les principes de l'Administration baha'ie - p. 51)

"O fils de la parole! Tu es ma forteresse; pénètres-y pour y vivre en sécurité. Mon amour est en toi, sache-le pour pouvoir me trouver près de toi." (Les paroles cachées - n 1.10)

w Les baha'is ne croient pas qu'ils possèdent la vérité absolue, car ils pensent que Dieu se révèle progressivement à l'humanité à travers les âges en adéquation avec sa maturité. Il y aura donc d'autres messagers de Dieu qui viendront éduquer l'humanité dans le futur. La religion, dans ses aspects sociaux, est donc relative à une époque et non pas absolue :

"Rien n'est stationnaire dans le monde matériel du phénomène extérieur ou dans le monde intérieur de l'intellect et de la conscience. La religion est l'expression extérieure de la réalité divine. Elle doit donc être vivante, vivifiée, mobile et progressive. Si elle était immobile et ne progressait pas elle n'aurait pas la vie divine, elle serait morte. Les instituts divins sont continuellement actifs et évolutifs. En conséquence, leur révélation doit être continue et progressive." (Bases de l'unité du monde - La religion renouvelée - p. 114)

La spécificité de l'adepte tend à être éliminée. Une lutte permanente est menée pour couper avec son passé et écraser son "ego". Cette conscience d'un moi structurant (affect, personnalité, intellect) est dénoncée comme une entrave à accéder à la vérité.

w Si l'ego correspond à un attachement aux choses matérielles d'une manière telle qu'il détruit la solidarité et l'unité de la société, il est clair que les croyants essayent avec modération et en leur âme et conscience, chacun selon ses capacités et sans rendre de compte à personne, d'être lucides sur leurs comportements sans toutefois tomber dans les extrêmes de la culpabilité ou de l'obsession :

"Ô mon serviteur! Tu es comme une épée finement trempée, dissimulée dans l'obscurité de son fourreau et dont l'artisan ne connaît pas la valeur. Sors donc du fourreau de l'égoïsme et du désir, afin que ta valeur puisse resplendir et être évidente pour le monde entier." (Paroles cachées - n2.72)

"Soyez très aimants les uns pour les autres. Pour l'amour du Bien-Aimé, consumez entièrement le voile de l'ego à la flamme du Feu Eternel, puis, le coeur plein de joie et rayonnant de lumière, tendez les bras vers votre prochain. Fréquentez tous les hommes, ô peuple de Baha, dans un esprit d'amitié et de camaraderie;" (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 203)

w Si l'ego correspond à la personnalité unique d'un individu, à son histoire personnelle riche en vécus divers, à ses sentiments humains et à l'utilisation de son intelligence, il est clair qu'il va de l'intérêt d'une communauté de croyants à ce qu'ils utilisent en toute liberté leur propre conscience individuelle puisque toutes les décisions en consultation et les élections baha'ies font explicitement appel à la personnalité et à la conscience :

"Cependant, un homme de bonnes oeuvres et de bonnes intentions pourra sans aucun doute progresser, quel que soit l'horizon d'où il tienne la Lumière, mais ici se trouve la différence : c'est que par la Foi, il faut entendre : 1) la connaissance consciente et 2) la pratique des bonnes actions." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - Foi et certitude - p. 84)

"C'est la lumière de l'intellect qui nous donne la connaissance et la compréhension, et sans elle nos yeux physiques seraient inutiles. Cette lumière de l'intellect est la lumière suprême car elle émane de la lumière divine." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 59)

L'esprit critique, par les doutes et questions qu'il génère, ne peut qu'être inspiré par la nature rebelle de l'adepte. Celle-ci animée de vieux mécanisme de défense va à l'encontre de l'émergence de l'homme nouveau dont le gourou propose le modèle.

w La critique constructive et la remise en cause sont à la base de la consultation baha'ie, qui est elle-même à la base du fonctionnement de toute l'administration mondiale baha'ie, elle-même dépourvue de système de confession ou de clergé ou encore d'organisme de contrôle de l'individu :

"L'esprit de la Cause doit être une coopération mutuelle et non une dictature." (1935 - Shoghi Effendi)

w La foi baha'ie est dépourvue de gourou, puisqu'elle fonde tous ses choix sur des décisions d'assemblées collégiales librement élues chaque année.

"Les membres qui en font partie [Assemblées élues démocratiquement] doivent s'y consulter ensemble, de telle manière qu'aucune occasion de malaise ou de discorde ne puisse surgir. Ceci peut être atteint lorsque chaque membre exprime, en entière liberté, sa propre opinion et expose ses arguments... Quelqu'un est-il d'une opinion opposée, il ne faut en aucun cas qu'il se sente offensé car la solution finale ne sera révélée que lorsque la question aura été discutée à fond. La brillante étincelle de la vérité ne jaillit que du heurt des opinions diverses... Si des différences d'opinion se manifestent, la majorité des voix doit prévaloir." (Les principes de l'Administration baha'ie - p. 54 - Shoghi Effendi)

w La transformation individuelle, qui consiste pour les baha'is à simplement développer ses vertus humaines, ne passe pas par des techniques extérieures, contraignantes et coûteuses, mais plutôt à travers son vécu au quotidien par une démarche personnelle et intérieure, libre et progressive de découverte de soi, de développement de son potentiel humain, de prise de conscience de sa responsabilité dans ses relations avec autrui, de changement d'habitude passives et de remise en cause de ses schémas stéréotypés de pensées, de ses préjugés limitatifs et de ses superstitions aveugles. Toute cette démarche est sous-tendue par la croyance que chaque être humain est "mine riche en gemmes d'une inestimable valeur" :

"O amis, ne restez pas insouciants des vertus dont vous fûtes doués, ni indifférents au sujet de votre haut destin. Ne permettez pas que vos efforts soient compromis par les vaines images que certains coeurs ont inventées." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 35)

Ainsi l'adepte devient le lieu d'une bataille intérieure constante entre le but de perfection à atteindre et son impossibilité à y parvenir. Ce conflit développe un sentiment de culpabilité.

w L'homme parfait est une utopie, puisque l'homme évolue et progresse constamment. Donc les défauts sont naturels et inévitables. Ce qui est important pour les baha'is, vis-à-vis de soi-même et sans rendre de compte à personne, c'est l'effort sincère et volontaire, modéré et progressif, dans la recherche de l'amélioration de son propre caractère et du progrès de la société en général. Les principes de la bienveillance divine et de la progressivité dans tout développement, d'abstention de médisance en pointant les défauts d'autrui, évitent de tomber dans une culpabilité malsaine :

"O mes frères! Soyez indulgents les uns pour les autres et ne vous attachez pas aux choses d'ici-bas. Ne soyez pas orgueilleux dans la gloire ni honteux dans l'humiliation. Par ma beauté! J'ai créé toutes choses de la poussière, et je les renverrai à la poussière." (Paroles cachées - 2.48)

" Par conséquent, ne regardez pas les faiblesses d'autrui, si ce n'est avec les yeux de l'indulgence." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 201)

"La bonté de Dieu est destinée à tous et donne à chacun la force de progresser." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 143)

"Tous les êtres humains ont droit à la vie, au repos et à un certain degré de bien-être." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 115)

7) Des conditions de vie déséquilibrantes

ð Le respect des lois et des individus

Dans la quasi totalité des sectes, le travail est obligatoire, intensif (toujours sans couverture sociale) et seulement coupé de conférences ou de séances de formation ou d'étude de la doctrine.

w Le travail illégal ou l'exploitation par le travail est interdit selon les Ecrits baha'is, par simple respect de la dignité humaine, mais aussi par le principe du respect des lois du pays dans lequel se trouvent les croyants :

"En effet, le capital et la direction viennent du propriétaire de la fabrique, l'ouvrage et le travail du corps des ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera des moyens d'existence convenables, et lorsqu'ils cesseront le travail et seront affaiblis et sans ressources ils auront des avantages suffisants sur le revenu de l'industrie; ou bien les salaires seront suffisamment élevés pour que les ouvriers soient satisfaits de la somme reçue et puissent mettre un peu d'argent de côté pour les jours de manque et d'impuissance." (Les leçons de St J. D'Acre - Abdu'l-Baha - p.272)

"Chacun de vous doit avoir une grande considération pour les pauvres et leur prêter assistance. Faites un effort pour les aider et pour prévenir l'accroissement de la pauvreté. Le plus grand moyen pour la prévenir c'est que les lois de la communauté soient formulées et promulguées de telle sorte qu'il ne soit pas possible qu'un petit nombre soient millionnaires et que beaucoup soient dépourvus." (Bases de l'unité du monde - l'esprit de justice - p.51)

w Les services rendus à la foi baha'ies, comme les dons, doivent être strictement libres et volontaires, sans pressions ni exigences de la part des autres croyants. Il est même interdit de solliciter directement de l'argent à un croyant :

" Shoghi Effendi a établit de façon répétée qu'aucune contrainte ne pouvait être exercée sur les amis, et la pression psychologique tombe sous cette catégorie." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 13)

Dans les groupes vivant en communauté, la privation de sommeil, une nourriture insuffisante ou carencée, une sexualité réglementée, la promiscuité, l'impossibilité d'isolement et de moments de réflexion, contribuent à fragiliser encore davantage les individus et à rendre plus efficace le conditionnement.

w Il n'existe pas de groupe vivant en communauté chez les baha'is, afin de préserver l'intimité des croyants et de sauvegarder l'unité familiale. A l'autre extrême, la retraite monacale, isolée de tout, n'est pas non plus encouragée :

"Le maintient de l'unité familiale est un des principes essentiels de la foi." (Shoghi Effendi - compilation "La vie familiale" - n 79 - p. 24)

"Mais en ce Jour, prêtres et moines doivent quitter leur solitude pour la société des hommes et se mettre à la recherche de ce qui sera utile à eux-mêmes et à leurs semblables. Il incombe à chacun de s'engager dans quelque occupation comme les arts, le commerce ou toute chose semblable. Nous avons identifié votre occupation avec le culte du vrai Dieu." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 125)

w Les croyants s'isolent chaque jour quelques minutes chez eux pour faire leur prière individuelle, où ils peuvent méditer et réfléchir calmement. Ce temps privilégié de prière ne doit pas être fait en commun, mais concerne directement et uniquement la relation entre le croyant et Dieu :

"Celui qui, dans la solitude de sa chambre, récite les versets révélés par Dieu, les anges dispersés du Tout-Puissant répandront au loin les parfums des mots prononcés par ses lèvres" (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 64)

"Cela étant, les imitations aveugles des formes et interprétations théologiques ancestrales continueront-elles à guider et à contrôler la vie religieuse et le développement spirituel de l'humanité d'aujourd'hui ? L'homme doué du pouvoir de raison suivra-t-il et acceptera-t-il sans réfléchir les dogmes, croyances et convictions héréditaires qui ne supportent pas l'analyse de la raison en ce siècle de réalité éclatante ?" (Bases de l'unité du monde - Abdu'l-Baha - la religion renouvelée - p. 115)

w La santé du corps pour une hygiène de vie saine (abstention de drogue et d'alcool, nourriture équilibrée, sommeil suffisant, propreté...) est soit précisée explicitement dans les Ecrits soit induite par le principe de "modération en toutes choses" :

"La propreté, la sainteté, la pureté et la délicatesse exaltent la condition humaine et font progresser l'homme. Même lorsqu'elle a pour objet des choses physiques, la délicatesse rapproche de la spiritualité, ainsi qu'il est dit dans les Saintes Ecritures. La propreté extérieure, bien qu'étant une chose physique, exerce une forte influence sur la spiritualité." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 101)

w La sexualité est libre de s'exprimer uniquement dans le mariage, ce qui évite des moeurs sexuelles dissolues et préjudiciables pour l'équilibre familial :

"Et s'il rencontrait la plus merveilleuse et la plus avenante des femmes, il ne laisserait pas séduire son coeur par la moindre ombre de désir pour sa beauté. Un tel homme est vraiment la personnification de la chasteté sans tache." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 140)

"Et lorsqu'Il voulut manifester aux hommes sa grâce et sa bienfaisance et établir l'ordre dans le monde, Il créa des lois et révéla des ordonnances; entre autres, Il établit la loi du mariage dont Il fit une forteresse de bien-être et de salut et, du ciel de sainteté, Il nous la prescrivit dans son Très-Saint Livre." (Livre de prières - Abdu'l-Baha - p.76)

8) Un détournement des but avoués

ð Une transparence complète des buts grâce au mode de fonctionnement démocratique

La finalité du groupe se révèle ne pas être tant idéologique ou religieuse qui avait d'abord séduit, mais une stratégie d'expansion avec souvent une visée du contrôle du monde entier (Moon, Scientologie)

w La finalité de la foi baha'ie est de contribuer à l'émergence réussie d'une paix juste et durable dans le monde par la promotion de l'unité et la justice entre les hommes :

"Ô Toi, Seigneur bienfaisant ! Unis-les tous ; fais que les religions s'accordent, que les nations s'unifient, afin qu'ils soient comme les membres d'une seule espèce et comme les enfants d'une même patrie. Puissent-ils s'associer dans l'unité et la concorde." (Livre de prière - p. 144 )

 

w Le contrôle du monde par un groupe de baha'is est incompatible avec les efforts courageux des baha'is pour arriver à ce que chaque peuple et culture minoritaire soit représenté dans les prises de décisions internationales, avec la lutte pour l'égalité des droits de l'homme et de la femme, de la protection de l'environnement ou de la promotion du droits à l'éducation pour tous :

"Nous ne désirons que le bien du monde et le bonheur des nations... Ces luttes, ces massacres et ces discordes doivent cesser et tous les hommes doivent être comme les membres d'une même famille... Que l'homme ne se glorifie pas d'aimer son pays, mais qu'il cherche plutôt sa gloire dans son amour du genre humain... " (Baha'u'llah au Professeur Ed. G. Browne)

"En vérité, Nous ne désirons pour vous que ce qui vous profitera, et toutes les choses créées en témoignent, si vous avez des oreilles pour entendre." (Kitab-i-Aqdas - n155 - p.76)

w La communauté internationale baha'ie est une ONG (Organisation Non Gouvernementale) jouissant dès 1948 d'un statut consultatif auprès de l'ONU. Elle a été persécuté par tous les systèmes totalitaires qui ne désiraient que la domination du monde (communisme, islamisme, nazisme...) :

"La parole de Dieu est une lampe dont la lumière tient dans ces mots: Vous êtes les fruits d'un même arbre, les feuilles d'une même branche. Que vos relations avec vos semblables soient toujours empreintes d'amour et d'harmonie, de l'esprit le plus amical et le plus fraternel." (Extraits des écrits de Baha'u'llah - chapitre 132 - p. 190 )

w Il n'est pas permis de faire un travail charitable avec l'intention de propager la foi baha'ie :

"Le troisième principe concerne les contributions de charité par les baha'is eux-mêmes... Quoiqu'il en soit, les assemblées doivent réaliser leur travaux charitables avec une motivation pure, et non pas avec la pensée de répandre la Foi." (traduction de courtoisie - Lights of Guidance - n412)

w La construction de centres de solidarité est prévue dans les Ecrits :

"Vous nourrissez en vos coeurs l'amour de l'humanité, et autant que vous le pouvez, vous vous employez à des oeuvres de charité, ainsi qu'à réaliser l'unité. C'est principalement ce que Baha'u'llah a désiré. " (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p.118 )

"Que vos actions proclament hautement au monde que vous êtes vraiment des baha'is, car ce sont les actes qui parlent au monde et qui sont la cause du progrès de l'humanité." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 69 )


9) Le rôle important de l'argent

ð La transparence des bilans financiers

Le groupe devient un objet de marketing. Des sommes considérables circulant à sens unique, venant de dons fortement suggérés, des rapports du travail bénévoles, de formations obligatoires et payantes, etc.

w Bien que nécessaire pour organiser matériellement la vie, l'argent est secondaire, et doit rester un outil au service de l'homme et non l'inverse :

"Il [Dieu] est le sanctifié du monde de l'existence et de toutes ses richesses. Tout ce qui vient de Lui produit un fruit, dont le bienfait revient aux individus eux-mêmes." (Baha'u'llah - Compilation "Huququ'llah" - citation n 2 - p. 5)

"Ô fils de l'homme! Toi, tu désires l'or, et moi je désire que tu t'en libères. Tu te crois riche en le possédant, et moi je sais que ta richesse est de t'en détacher. Par ma vie! Tel est mon savoir et telle est ton imagination. Comment concilier mon point de vue avec le tien?" (Paroles cachées - ref. 1.56)

"Il est donc certain que la gloire et la valeur de l'homme ne sont pas limitées aux richesses matérielles et à la fortune de ce monde. Au contraire, la félicité matérielle est seulement la branche; mais la racine de la grandeur humaine se trouve dans les bonnes moeurs et les vertus qui sont l'ornement de la réalité de l'homme." (Leçons St J. d'Acre - p. 84 )

w Il est interdit de demander directement de l'argent aux croyants. Ceux-ci sont informés des recettes et des dépenses au niveau local et national, et ont par ce moyen la possibilité de réagir individuellement en toute liberté et en leur âme et conscience, pour équilibrer les comptes en fonction de leurs possibilités et des projets clairement définis et votés lors des consultations nationales. Les dons sont donc strictement volontaires, libres et sans aucune contrainte. Ils sont aussi anonymes pour éviter tout contrôle de ceux qui ne peuvent pas donner et éviter l'effet négatif de la surenchère. Enfin tous les comptes sont déclarés et leurs régularités reconnues auprès des instances gouvernementales, qui ont d'ailleurs accordé le privilège de déduire de ses impôts les dons pour l'exercice du culte baha'i par arrêté préfectoral du 9 juillet 1996 :

"Les contributions aux fonds nationaux et locaux sont de nature purement volontaire; qu'aucune espèce de coercition ou de sollicitation en matière de fonds ne doit être tolérée au sein de la cause; que des appels généraux adressés aux communautés prises dans leur ensemble devraient être la seule façon de subvenir aux besoins financiers de la foi." (L'ordre mondial de Baha'u'llah - p. 7 - Shoghi Effendi)

w La valeur d'un don matériel n'est pas le montant pour le croyant. Celle-ci réside avant tout dans le sacrifice modéré qu'il réalise pour une cause qu'il juge noble, avec une démarche personnelle de détachement des choses matérielles. Ainsi quelques pièces données par une personne sans ressource a plus de valeur en soi que mille fois plus donné par un millionnaire :

"...plus le sacrifice est difficile, plus il sera méritoire au yeux de Dieu. Car, en fin de compte, ce n'est pas tellement la valeur du don qui compte, mais plutôt la mesure des privations qu'il entraîne. C'est l'esprit, et non le simple fait de contribuer, que nous devons toujours faire entrer en ligne de compte..." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 15)

"...il aimerait cependant dissuader les amis de contracter des dettes pour ce faire." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 12)

w Lors d'un don, le croyant est libre de l'affecter au budget de son choix (fonctionnement des institutions, projets humanitaires, etc.). Ainsi les dons sont redistribués non seulement aux croyants, mais indifféremment aux non croyants de toutes les cultures qui bénéficient des hôpitaux, écoles, projets sanitaires et sociaux-économiques qui leur sont gratuitement accessibles :

"...pour les questions de contributions, nous devrions n'user d'aucune contrainte quelle qu'elle soit, et nous assurer clairement du désir du donateur." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 8)

"Ainsi, tous les croyants fidèles et sincères offriront le huquq [impôts librement consenti], qui sera consacré à soulager les pauvres, les invalides, les nécessiteux et les orphelins, et pour d'autres besoins vitaux de la cause de Dieu, de même que le Christ a établit un fonds pour des buts charitables." (Abdu'l-Baha - Compilation "Huququ'llah" - citation n 75 - p. 32)

w Il n'est pas permis aux non-baha'is de donner de l'argent à la foi baha'ie. Si un croyant veut inviter un non-baha'i à une activité servant les intérêts de la foi et impliquant un coût, il doit payer les frais pour le non-baha'i :

"Nous devrions, je pense, considérer comme un axiome et un principe directeur de l'Administration baha'ie que, dans la poursuite de chaque activités spécifiquement baha'ie... ceux qui se seront déjà identifiés à la foi et se seront regardés comme ses adhérents déclarés et jurés, pourront seuls être invités à y participer et à y collaborer." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 9)

"Concernant le legs de Monsieur X au temple: votre Assemblée doit informer sa veuve que, son mari défunt n'étant pas baha'i, nous ne pouvons utiliser ses biens à nos fins..." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 26)

"Quand à la question de l'acceptation de contributions venant de personnes dont le droit de vote a été retiré, le Gardien déclare que cela n'est pas permis." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 26)

w Ils n'y a pas de formations payantes sur la foi baha'ie, qui appartient de droit aux yeux des croyants à l'humanité toute entière. Les réunions d'approfondissements sont donc gratuites. Seul est demandé, dans le cas de frais logistiques (hébergement, transport...), une participation raisonnable qui est toujours minimisés pour permettre aux familles très modestes de participer. Il n'y a pas non plus de cursus de formations obligatoires, ni de niveaux payants, ni d'initiations, ni de droits acquis. Le principe directeur est que le manque d'argent ne doit jamais être un obstacle au progrès des croyants, et que tout ce qui touche à la foi elle-même est gratuit :

"Ô mes amis! Parcourez les chemins du bon plaisir de l'Ami et sachez que son plaisir est en celui de ses créatures. Cela veut dire que nul ne devrait pénétrer dans la maison de son ami sans son agrément ni mettre la main sur ses biens, ni préférer sa propre volonté à celle de son ami ni, en aucune façon, chercher à tirer profit de lui. Réfléchissez à ceci, ô vous qui êtes dotés de clairvoyance." (Paroles cachées 2.43)

"Il n'est pas du peuple de Baha celui qui suit ses désirs matériels ou qui fixe son coeur sur les choses terrestres. Celui-là est Mon vrai disciple qui, s'il arrive dans une vallée d'or pur, la traverse en ligne droite, libre comme le nuage, sans jamais se retourner ni s'arrêter. Un tel homme est assurément Mien." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 140)

w Le fondateur a prévu une loi sur la répartition de l'héritage du croyant qui ne s'applique qu'en cas d'absence de testament. Mais de toute façon le testament est obligatoire pour le croyant qui doit y préciser librement sa volonté. Cette répartition prévoit notamment de redistribuer une partie aux éducateurs et aux pauvres à travers les institutions :

"...tout ce qu'elle aura écrit dans son testament est acceptable. Dieu lui a permis de faire ce qu'elle désire de ce qu'Il lui a donné." (Baha'u'llah - Compilation sur le Huququ'llah - citation n 21 - p. 10)

w Pour le fonctionnement régulier de la communauté, le fondateur a prévu un impôt annuel librement consenti géré par le centre mondial et fixé à 19 pour cent uniquement sur les bénéfices du croyant, après que celui-ci ait déduit seul et en son âme et conscience tous les frais et provisions qu'il juge nécessaires. Ce calcul des bénéfices nets est laissé à la seule discrétion du croyant sans qu'il n'y ait de contrôle. Ce fond mondial est un fond de solidarité qui est redistribué pour compenser les différences de richesses entre les pays :

"Le but fondamental de cette loi est que la trésorerie générale soit assurée à l'avenir." (Baha'u'llah - Compilation "Huququ'llah" - citation n 19 - p. 10)

"Si une personne offre le huquq [impôts librement consenti] d'une manière spontanée et avec la plus grande joie et le plus grand rayonnement, il sera acceptable et non autrement. Le profit de tels actes revient aux individus eux-mêmes. Cette mesure a été prescrite en raison de la nécessités des moyens matériels..." (Baha'u'llah - Compilation "Huququ'llah" - citation n 27 - p. 14)

"Le paiement du droit de Dieu dépend de la capacité financière d'une personne. Si quelqu'un ne peut pas faire face à ses engagements, Dieu, en vérité, l'excusera." (Baha'u'llah - Compilation "Huququ'llah" - citation n 24 - p. 12)

"Quand à la manière dont le huquq doit être payé: après avoir déduit les dépenses faites durant l'année, l'excès de revenu provenant de ses biens, de sa profession ou de ses affaires est soumis au paiement du huquq." (Abdu'l-Baha - Compilation "Huququ'llah" - citation n 69 - p. 31)

"De plus, le huquq sera employé à des buts charitables." (Baha'u'llah - Compilation sur le Huququ'llah - citation n 62 - p. 29)

"...ces obligations sont d'ordre spirituels et doivent être accomplies d'une manière volontaire; en aucun cas les contributions pour ces fonds, même le huququ'llah, ne doivent être demandées ou sollicitées des croyants individuels. Les exhortations et les appels doivent toujours être faits à tous les amis en général et non aux individus." (Maison Universelle de Justice - Compilation "Huququ'llah" - citation n 107 - p. 45)

w Tout travail mérite un salaire, il ne peut donc pas y avoir d'exploitation par le travail bénévole. De plus les baha'is doivent obéir aux lois du pays, qui impose de déclarer les employés :

"Il n'est pas permis de solliciter (le huquq). Si quelqu'un offre quelque chose de son plein gré, tu peux l'accepter, mais il ne t'appartient pas de demander quoique ce soit à qui que ce soit. En vérité, ton Seigneur est le Très-Généreux, le Bienfaisant." (Baha'u'llah - Compilation "Huququ'llah" - citation n 52 - p. 23)

"I1 est de leur devoir, d'une part, de manifester le caractère apolitique de leur foi et, d'autre part, d'affirmer leur loyauté et leur obéissance sans réserve envers tout ce qui représente le jugement réfléchi de leur gouvernement respectif." (L'ordre mondial de Baha'u'llah - p. 58 - Shoghi Effendi)

w La mendicité est interdite, y compris de donner aux mendiants pour qui sont prévues des institutions caritatives. Ce principe, qui vise à garantir la dignité humaine tout en éradiquant la mendicité, interdit donc toutes formes de quêtes et de sollicitation pour de l'argent vers des particuliers. La responsabilité de la solidarité envers les plus démunis est collective, à l'échelle de la planète, et ce sont donc les institutions élues qui ont le devoir d'en assurer la gestion basée sur un fond mondial :

"...cette mendicité est interdite, et cette charité là à des gens qui font de la mendicité leur profession est prohibé." (Maison Universelle de Justice - traduction de courtoisie de Lights of Guidance - n 409)

w L'exercice d'un métier librement choisi et rémunéré ou d'une activité utiles à l'humanité sont obligatoires, l'oisiveté étant elle-même découragée, ce qui évite à des élites de jouir du travail des autres, sans rien apporter eux-mêmes :

"Néanmoins, il faudrait acquérir la connaissance des sciences qui sont profitables aux peuples de la terre, mais non de celles qui commencent par des mots et finissent par des mots." (Les tablettes de Baha'u'llah - Effulgences - p. 53)

Tous les moyens sont utilisés pour extorquer l'argent de l'adepte mais aussi de sa famille, de son entourage (pressions, chantage, relance...)

w Le principe de l'interdiction explicite de solliciter de l'argent à un croyant, et même d'en recevoir de la part d'un non croyant, ainsi que le respect de la dignité humaine tant défendu par les baha'is rendent incompatible toutes manipulations psychologiques pour obtenir de l'argent. S'il manque de l'argent pour équilibrer les comptes des institutions, alors moins de projets seront réalisés pour s'adapter aux contraintes matérielles :

" Shoghi Effendi a établit de façon répétée qu'aucune contrainte ne pouvait être exercée sur les amis, et la pression psychologique tombe sous cette catégorie." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 13)

"N'entrez en conflit avec qui que ce soit concernant les biens et affaires de ce monde, car Dieu les a abandonnés aux mains de ceux qui ont fondé en eux tout leur espoir." (Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - chap. 128 - p. 183)

w La manière de dépenser son argent ne regarde que le croyant :

"En premier lieu, chaque croyant est libre de suivre la voix de sa conscience quand à la façon de dépenser ses ressources personnelles." (Shoghi Effendi - Compilation "Les fonds baha'is" - p. 18)

L'escroquerie financière est une pratique fréquente sanctionnée par de nombreux procès.

w Il n'y a jamais eu, dans toute son histoire depuis 150 ans d'existence, un seul procès contre la foi baha'ie, touchant de près ou de loin à l'argent dans tous les pays et en particulier depuis un siècle d'existence en France :

"Vous devez agir dans un constant souci de droiture et de loyauté et vivre dans la chasteté, la pureté, la justice et l'équité les plus grandes. Mais si - Dieu me pardonne - quelqu'un trahit la confiance que l'on a placée en lui, néglige et omet de remplir les devoirs dont il a la charge, extorque ne fut-ce qu'un penny a ses subordonnés, ou encore poursuit des fins personnelles et égoïstes en recherchant son propre intérêt, celui-là restera certainement privé des bienfaits de Sa Grandeur le Tout-Puissant." (Art divin de vivre - Abdu'l-Baha - p. 136)

w La foi baha'ie est une religion et ne possède pas de sociétés commerciales, ni d'intérêts dans des entreprises à but lucratif.

"Puisque la résidence, le mobilier et les outils commerciaux, selon le texte explicite, sont exemptés du huquq [impôts librement consenti], quand le transfert de propriété a lieu, de tels biens continuent d'être exemptés." (Shoghi Effendi - 1942 - Compilation sur le Huququ'llah - p. 37)

"Qu'ils façonnent leur vie et règlent leur conduite de telle sorte qu'aucune accusation de dissimulation, de fraude, de concussion ou d'intimidation ne puisse être portée contre eux, si peu fondée soit-elle. Qu'ils s'élèvent au-dessus de tout particularisme et de tout esprit de parti, au-dessus des vains conflits, des calculs mesquins, des passions éphémères qui agitent la face, et retiennent l'attention, d'un monde en mutation." (Le nouvel ordre mondial de Baha'u'llah - p. 58 - Shoghi Effendi)

"Chacun d'entre nous est sincère et désintéressé, disposé à sacrifier toute ambition personnelle en vue du grand idéal vers lequel nous tendons de toutes nos forces: fraternité, amour, paix et union entre les hommes." (Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris - p. 85)


Conclusion :

C'est en considérant l'accumulation de plusieurs de ces critères ou de leur totalité que nous pourrons approcher de manière la plus satisfaisante la définition de la secte. Chaque critère à lui seul ne suffit à justifier le vocable, mais permet néanmoins de déceler des tendances sectaires. Donc au-delà de la définition classique s'apparentant à la dissidence religieuse, c'est la caractéristique d'organisation totalitaire qui nous retiendra.

ð Conclusion : la foi baha'ie ne correspond donc pas à des critères sectaires

w De l'avis même de l'UNADFI qui a définit les critères sectaires ci-contre, la foi baha'ie n'est pas une secte. Cet organisme national définit la foi baha'ie comme suit :

"Le Baha'isme est un mouvement ouvert et tolérant, en recherche de justice et de progrès social. Il ne correspond donc pas à des critères sectaires." (Lettre de l'UNADFI)

w Monsieur le député VIVIEN (qui a réalisé le premier rapport sur les sectes en France à la demande du gouvernement en 1981), dans un courrier à M. Claude CHEYSSON alors ministre des relations extérieures, atteste officiellement la nature non sectaire de la foi baha'ie à l'occasion en Iran du non respect des droits de l'homme et des persécutions systématiques de la minorité baha'ie :

"...les membres de la confession baha'ie... je puis attester que la communauté baha'ie... ne peut être assimilée aux sectes politico-religieuses à l'égard desquelles la vigilance est de rigueur. La religion baha'ie est tolérante vis à vis de toutes les religions."

w La très sérieuse Fédération Internationale de Documentation ( FID) n'a pas classé la foi baha'ie sous la rubrique "Sectes" mais l'a classé dans la même rubrique que les grandes religions (christianisme, islamisme, baha'isme...) sous un numéro de religion distinct 298-8.

w Article de presse du célèbre journaliste Antoine Spire définissant la foi baha'ie comme une religion monothéiste tolérante :

"Leur foi est une religion monothéiste fondée en perse par Baha'u'llah (1817-1892)... On comprendra donc que le pacifisme et la tolérance des baha'is va puiser au plus profond de leur conviction."

w La très sérieuse encyclopédie mondiale "Encyclopaedia Britannica" définit la foi baha'ie comme une religion :

"La foi baha'ie est une religion fondée par..."

w La foi baha'ie est issue d'un pays musulman sans être une secte musulmane, tout comme la foi chrétienne fut issue d'un pays juif sans être une secte juive, car ces religions sont porteuses d'un message différend et indépendant. En réponse au ministre de la justice Egyptien le 11 mars 1939, le Grand Mufti d'Egypte déclara officiellement que "La communauté baha'ie ne doit pas être considérée comme [une secte] musulmane, étant donné les croyances qu'elle professe". Aussi le 10 mai 1925, la cour d'appel musulmane de Beba stipula officiellement que :

"la foi baha'ie est une nouvelle religion, entièrement indépendante, avec des croyances, des principes et des lois qui lui sont propres, qui sont différents des croyances, principes et lois de l'islam..."

w L'historien Arnold Toynbee a noté en 1959 :

"Le Baha'isme est une religion indépendante, au même titre que le Christianisme, l'Islam et les autres grandes religions. Ce n'est pas une secte d'une autre religion; c'est une religion distincte qui a le même statut que les autres religions officielles."

w Article du journaliste Jean Mouttapa (A.R.M. - Actualité Religieuse Mondiale du 15 novembre 1994) intitulé "Baha'isme: une religion de l'unité" qui qualifie la foi baha'ie d'anti-secte, en reprenant à son compte la même définition du journal Le Monde sous la plume d'Alain Woodrow :

<< ...une religion qu'Alain Woodrow, dans Le monde, a décrite comme "égalitaire, sans clergé, sans église, sans superstition ni querelles théologiques, qui prêche la tolérance, la paix et l'unité, une anti-secte en quelque sorte, qui cherche à réunir ce qu'il y a de meilleur dans chaque tradition spirituelle..." >>

ð Au vu de cette analyse comparative, sur la base des critères objectifs définis par l'UNADFI d'une part, et des textes fondateurs baha'is d'autre part, la foi baha'ie est donc une religion indépendante.

 

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